Clément Sauvier est né en 1988 à Paris, au premier jour du mois de Mai, d'une mère chorégraphe et d'un père coloriste, complétant ainsi le tableau d'une famille française de classe moyenne et jouissant d'une situation financière confortable et d'une apparente stabilité. Apparente, car les affres et les amertumes de la vie firent que sa famille se scinda en deux, lui enlevant par là même le statut d'enfant privilégié et le plongeant du même coup dans les dures réalités de la vie urbaine.
Versé très jeune dans les arts éphémères de la musique et de la danse, soutenu avec force et fierté par sa mère dont il se rapprochait ainsi et qui malgré cela ne pris jamais sur elle de l'aider dans sa laborieuse évolution, rôle qui aurait dû lui échoir, la chance fit qu'il fut vite entouré d'amis partageant ses passions dans lesquelles il nourrissait les plus secrètes et néanmoins puissantes ambitions, bien que son rêve de départ fut de devenir pompier ou cosmonaute comme tout un chacun.
Bercé par la culture afro-américaine et le rythme effréné d'artistes tels qu'Emile et Image, KDD, Michael Jackson, Brad Meldo, Petrucciani et tant d'autres, il étudia le solfège pendant neuf ans dans un respectable conservatoire du 13e arrondissement de Paris, non loin de son lieu d'habitat. Il fut initié au jeu du saxophone, du piano et fut même un temps enfant de ch½ur avant de s'intéresser à des chant moins catholiques comme le rap ou le hip hop R'n'B et des musiques du même métal (Soul, jazz etc.). Grand amateur perfectionniste, il se spécialisa dans le "Rap'n'B" ce qui ne l'empêcha pas d'être très ouvert aux autres genres.
C'est bien sa douzième année qui signa véritablement son entrée dans le monde de la danse, lorsqu'il suivit intensément les cours au "studio harmonique" de Bastille, dans le 11e arrondissement de Paris pendant 5 ans. Il eut comme premier professeur Choukri et étudia plus tard la "Old School" avec Tony Mascot ou encore le "Street Jazz" avec Dominique Lesdema et "le ralenti" avec Fax...
Fort de ses nouvelles connaissances durement acquises, son rêve de devenir chorégraphe éclate au grand jour, bien que sa marche conquérante, dont la finalité était d'apposer sa marque dans ce monde artistique où il évoluait déjà à l'état d'embryon, ait été entravée par des futilités aussi basses que l'étude de la littérature et des mathématiques. Sa rage de vaincre n'en fut que plus ardente et il employa toute son énergie à paraître dans le monde restreint de la scène et du show-business:
A 14 ans il joue dans un clip pour Doudou Masta, il fit de la scène de 15 à 17 ans, tout en jouant dans des publicités diverses (le journal de la santé, Energizer, ipod...) et suivit des stages de tout genre et en tout lieux (Italie, Espagne...) de 16 à 20 ans à la fin desquels il devint professeur de hip hop à mi-temps dans l'école du "studio Amana".
Cette force d'acharnement était contagieuse, ainsi, grâce à elle, et, tout de même aussi à une longue année sabbatique, il finit par décrocher à l'étonnement quasi-général un baccalauréat littéraire.
Les circonstances firent qu'il rencontra des personnalités dans le domaine de la production lyrique (Tony Jazz, Uzi, Speed...). La toile qu'il tissa autour de lui l'amena d'ailleurs à créer en tant que partenaire de Jean-philippe Monte, de son nom d'auteur Gibus, le label "NG Dream's Records"...
Balthazar SAHEL